Histoire : J’m’en souviens… Il ne voulait pas que je vienne. Mais je l’ai quand même suivit, au cas ou il y aurait un problème… J’aurais p’tet pas dû.
La jeune femme s’avançait dans un parc, seule, de nuit. Elle marchait avec grâce et souplesse, d’un pas lent mais néanmoins assuré. Le vent soufflait et faisait voler ces jolies boucles noires qui lui arrivaient aux oreilles, ainsi que sa belle robe rouge à la coupe très provocatrice. Elle avait une petite mine, l’air visiblement déçut par quelque chose. Elle se laisser aller dans ces rêverie quand elle remarqua un jeune homme, sur un banc public. Un sourire se dessina sur le coin de ces lèvres et l’air satisfaite, elle s’avança vers l’inconnu.
Il se tenait en boule, les jambe replié contre sa poitrine, là tête enfouie dans ces genoux, et les bras pliés devant ces jambes. L’approche de la jeune femme ne dérangea pas le moins du monde le jeune homme qui ne fit pas un geste.
« Sale journée mon lapin ? » la jeune femme s’était penchée en avant, laissant voir l’avantageux décolleté qu’elle abordait.
« Ma vie est une sale journée en générale. » Dit l’inconnu. Il releva la tête, et vit le visage presque enfantin mais sur maquillé de la jeune femme, sa peau blanche, ces grand yeux vers… Puis il ré enfouit son visage au creux de ces genoux.
« Tu veux me raconter ? Dit-elle d’une voix douce et chaleureuse
- Pourquoi faire ? Qu’est-ce que ça peut m’apporter ? Oh… Et puis, pourquoi pas… Ça risque pas de tuer quelqu’un, n’est-ce pas ? Mais par où commencer…par où ?… »
La jeune femme se posa juste à coté du jeune homme, ce à quoi le jeune homme n’émit aucune résistance, lui caressa l’épaule, pour le rassurer, et avec un sourire doux, elle dit simplement :
« Par le commencement… »
La remarque fit rire l’inconnu. En réponse, il se déplia et s’installa sur le banc, à moitié avachi. Il regarda un moment les étoiles qui passait à travers le feuillage.
« Par le commencement… Oui… Je pense que le commencement… C’est… Ma sœur.
Oui, ma sœur. Un jour, elle m’a expliqué que la première parole qu’elle a pus comprendre et retenir de son père, c’était « mais pourquoi tu n’est pas née homme ! » Père était sans doute sexiste… Oui, il était très sexiste. Elle avait beau faire des tonnes et des tonnes d’efforts, jamais ce n’était suffisant.
Et ça ne s’est pas arrangé avec la disparition de sa mère…
- Disparition ?
- Oui… Le jour ou sa mère est devenu vampire. »
La jeune femme eu un petit hoquet moqueur.
« Un vampire ?
- Oui, n’en riez pas… »
La jeune femme frissonna. Sans doute était-ce du au vents frais qui venait de souffler… Elle s’approcha de son conteur, le collant. Le jeune homme n’émit, encore une fois aucune objection.
« En vampire… Oui… Son père faisait parti d’une organisation qui à pour but de protéger l’espèce humaine. Les vampires, comme elle, sont considérés, à son égard, comme un danger.
- Et c’était le cas ? »
Le jeune homme eu un sourire amer.
« Non… Elle était parfaitement sensée et se proposait comme pond entre les vivant et les mort. Son mari leva une expédition punitive à son égard, et la tua, de ces propre mains. Cela ne renforça en lui que son idée de la supériorité de l’homme à la femme. Quel idiot…
Ma sœur, elle malgré ça, continuait à tout faire pour satisfaire un jour son père éternellement insatisfait qui la formatait quand au bien et au mal, encore et encore… toujours…
C’est dans ce contexte que je suis arrivé. Mes parents, mes vrai parents, sont tout deux des mort qui ont décidé de s’attarder sur terre. Il fut lancé une expédition punitive contre eux, ils en sont mort, je me suis retrouvé orphelin.
J’était, pour celui qui deviendrait bientôt mon père, une bénédiction ! Pauvre garçon orphelin… Recueilli, je me souvient encore des première parole de ma nouvelle sœur.
« Ainsi c’est toi qui va me remplacer dans le cœur de père ? »
Oui, c’est exactement ce qu’elle à dit. Il s’est alors installé, entre elle est moi, une rivalité. Rivalité que je ne comprenais pas. Pas plus que les paroles qu’elle m’avait dites ce jours là. Mais… C’était tellement dur pour elle…
Elle n’avait jamais vu le monde qu’à travers les yeux de son père. Uniquement. Mais maintenant que j’étais là… Qu’allait-il arriver ? Comment devait-elle réagir ? Que pouvait-elle faire ?
C’est tout ça qui avait mit en elle cette volonté de toujours me dépasser. Elle s’entraînait toujours plus, étudiait toujours plus, mais rien n’y faisait. Père ne voyais qu’en moi les incroyable progrès que je faisait, laissant sa fille de coté.
Le plus étonnant, c’est bien que ma sœur ne m’en voulait pas. Je me rappelle où plus d’une fois je me suis retrouvé face à des enfants qui m’affublaient de charmants surnoms tel « enfant mort vivant » ou « orphelin » et se moquaient de moi. Mais à chaque fois, elle venait et les battait tous. Elle était très forte. Elle me disait tendrement que je n’était en rien responsable de tout ça. Que moi aussi, j’avais souffert, hier comme aujourd’hui.
Je l’aimait beaucoup, je l’adorait même, ma sœur ainée de 4 ans. C’est pourquoi tout ça était injuste. Je m ‘était décidé, alors, à faire en sorte que ma sœur me batte sur tout les domaines, qu’elle puisse prouver sa vrai valeur. Ce fut peine perdu, cette rébellion fut interprété comme un développement positif de mon caractère.
Je ne lâcha cependant rien du tout. Mais c’est ainsi que mon endoctrinement ce poursuivit… Sur, le bien, le mal… Vu par Père… Et on a grandi… Et… »
Le jeune homme s’interrompit. La suite semblais trop dure, et sa gorge semblait s’être nouée. La jeune femme entoura son bras dans les siens, serrant le dit bras fort contre sa poitrine. Ce ne fit pas réagir le moins du monde le jeune homme. Une nouvelle brise de vents fait caressa leur peau à tout les deux. La jeune femme se mit debout, remonta sa jupe qui laissait dévoiler ses belles cuisses blanches, puis elle se posa sur les genoux du jeune homme, toujours insensible. Elle l’enlaça alors tendrement, et approchant sa bouche de son oreille, elle lui murmura :
« Et ?
- Et ils ont commencer à ce disputer. De plus en plus. Usant de mots de plus en plus vexant l’un envers l’autre. Approchant de ces 20 ans, ma sœur en avait assez de tout ceci.
Et ce fut par une belle matinée d’été que leurs plus grosse dispute éclata. Ils se balançaient alors tout ce qu’ils avait sur leurs cœurs. Ma sœur parlait des efforts qu’elle avait fait, de l’éternel insatisfaction de son père, de la mort de sa mère, très injuste… Lui, il lui lançait son soi-disant infériorité, le fait que mon contact avec elle m’avait pourri l’esprit et que j’étais quasiment devenu inutile.
Elle s’énerva de plus belle quand il s’attaqua à moi par les mots. Il continuait encore et toujours à hurler l’un sur l’autre. Sans savoir que je me trouvait dans une pièce à coté. J’écoutais tout depuis le début. Coincé dans cette pièce dot la seule sortie menait à leur salle. Je pense aussi que j’étais pétrifié…
Encore et encore il continuèrent à monter la voix puis Père s’égosilla :
« Mais pourquoi es tu née ? J’aurais souhaité jamais tu n’existes ! »
A ça, ma sœur, pas démontée lui hurla :
« Si seulement c’était vrai !! »
J’étais plus que pétrifié à cette idée. Qu’elle n’existe plus ? Non, non… Pas ça… J’avais peur qu’elle décide de mettre fin à ces jours… Vraiment peur. Tant pis si Père était toujours là, je traversais la pièce à tout allure, hurlant son prénom… pour qu’elle me revienne. Je crois que Père à dit quelque chose à ce moment. Mais je lui est hurler, sans rien avoir compris, qu’il aille se faire voir.
Ça l’a très surpris ! Pour la première fois, je l’insultais ! Mais ce n’était vraiment pas ce qui m’inquiétais. J’ai couru comme un fou, nuit et jour, pour la retrouver. Je me suis évanouis d’épuisement. Quand je me suis réveillé, elle était là… Juste à coté de moi. Mais elle avait changé.
Elle m’a expliqué alors, qu’elle s’est fait attaquer, ce fameux soir, par surprise. Elle a été incapable de se défendre… Et la voilà, à présent Vampire. »
Le jeune homme marqua une nouvelle pose. Les bras étendu, contemplant le ciel, il chuchota tout bas ;
« Je sais même pas si elle a vraiment cherché à se défendre… Quand j’y pense… »
La jeune femme, elle continuait à l’enlacer, le caresser, tout en écoutant d’une oreille attentive. Devant le silence du jeune homme, elle releva la tête.
« Et ensuite ?
- Elle m’a confié ne pas savoir comment annoncer cela à Père. Je lui est dit que, au fond, il n’avait pas à savoir. Elle a hoché la tête. Se serrait notre secret. Je suis rentré chez moi, ensuite, et fait comme si rien ne s’était jamais passé. Père fit la même chose. Sauf que chaque nuit, ma sœur venait me rendre visite et me parlait.
Elle me parlait d’un groupe de vampire qu’elle avait rejoint, les Sonnes Einheit. Elle m’en parlait comme un groupe de vampires pacifistes. Ça lui convenait parfaitement. Elle me parla aussi d’un jeune homme qu’elle avait rencontré la bas. Tout deux s’aimait, il lui donnait du sang quand elle en avait besoin, et lui attendait avec impatience sa venue. Elle me présenta également à un groupe qui acceptait l’après vie des morts.
Elle était heureuse, et j’adorais ça. Elle riait comme jamais elle n’avait rit. Et moi, toutes mes faibles convictions que Père avait battit avec tant de peine s’écroulaient comme un château de carte. Je finis par être parfaitement inclut dans mon nouveau groupe, aillant vite une place privilégié de second, en quelque sorte. J’accompagnais toujours le chef dans ses rencontres avec la Sonnes Einheit, aillant moi même un contact privilégié avec un des leurs.
Je continuais, malgré tout de fréquenter l’autre groupe, faire au moins actes de présence, je ne voulais pas éveiller de soupçons.
J’aurais tout donné pour que la situation reste à jamais celle ci… Vraiment tout. Mais le bonheur est toujours de courte durée, n’est-ce pas ?
Père finit par apprendre que Camille… Que ma sœur n’était pas morte. Il apprit également sa nouvelle forme. C’est ainsi qu’il monta, dans mon dos, une expédition punitive spécialement pour elle. Il était en tête de ce cortège. Ils m’ont assommé, ligoté et enfermé pour que je ne puisse rien faire, et…
Et…
On… On a finit par me libérer. M’expliquant la situation. J’ai couru, une nouvelle fois, pour trouver ma sœur. Mais c’était trop tard… Elle… Ne reviendrait plus cette fois. On m’a parlé de ses supplications, comment elle était morte, suppliant Père d’épargner son ami. Mais il est resté muet et la froidement tué.
J’ai alors haïs mon père comme jamais au paravent. Et je l‘ai maudit du plus profond de mon âme. Tu (il tutoyais la jeune femme à présent.) ne peux pas savoir à quel point je le haïssais. Du plus profond de mon être.
J’ai gardé cette rancune. Mais… Je ne l’ai pas touché. C’est vrai ! Pas vivant. J’avais trop encore en moi les valeurs qu’un être humain doit vivre. Toujours est-il qu’il a reçut un message d’un mystérieux informateur comme quoi une goule avait été vu. Elle n’était pas très dangereuse, mais effrayait la population. Père m’y invita, estimant que tout n’était pas perdu pour moi. Amèrement, j’y suis allé.
Ce n’était pas une goule. C’était plutôt des vampires. Et pas un seul. Et ils n’étaient certainement pas « pas dangereux » ! On l’avait piégé ! Un des vampire me prit dans ces bras, m’empêchant de bouger, tandis que les autres torturaient Père. Mon vampire me dit calmement
« Ne bouge pas et il ne te sera fait aucun mal. »
Comment bougé avec lui qui me tenait ? Je voyait donc mon père souffrir, encore et encore. Mais au fond, je n’avais pas envies de bouger…Au bout d’un moment, devant mon étrange comportement et le fait que je ne faisait rien, mon agresseur me lâcha. Je ne fit pas un geste. Père m’appela, et je ne fit pas un geste. Il mourut, je ne fit pas un geste.
Les vampires se sont alors approchés de moi et ont commencé et me secouer.
« Hé ! Bouge toi ! Dégage, on vient de tuer quelqu’un ! »
Mais je restait simplement sans voix, et il m’était impossible de bouger. Au bout d’un certain temps, ils finirent par partir, me laissant seul. Avec lui. Mon premier geste fut de m’assoire et de dire tout. Je n’allait pas resté longtemps dans son groupe, je n’y approuve plus les idées trop extrémiste. Je me souviens même lui avoir dit
« Quand le monde change, ce n’est pas à lui de revenir comme avant, c’est à nous de changer. »
Après ça, il a bougé. Je me suis levé, et l’ai attendu.
« Aller, viens, viens… »
Il se releva sous la plus misérable des formes : une goule.
« Quel ironie ! Hein, Père ? Vous détestiez les morts qui continuent de vivre, vous en voilà un ! Nous somme venu tuer une goule… Et en voilà une. »
Je l’ai ensuite tué. Ça ne me posait plus de problème à présent. Plus aucun. Quand le combat fut finit, je suis resté assis un bon moment, toujours dans le même endroit. Je ne savais plus quoi faire. Mais il est venu me chercher. Le chef du groupe modéré. Et il m’a recueilli.
J’ai grandit à ses coté. Il est mort de vieillesse, mort normale, il n‘a pas fait de retour vers la case mort-vivant, et j’ai repris son rang. Mais je suis jeune, je le sais bien. C’est pourquoi, lors des rencontre avec la Sonnes Einheit, je continuait à faire croire que je ne suis que bras droit du groupe. Que le chef est fatigué et ne viendra pas aujourd’hui. Il n’y a que quelque vampire de la Sonnes Einheit qui savent que je suis réellement le chef. Et au sein même du groupe, mes paroles font office d’ordre, mais peu de membre savent bien la vérité.
Voilà… C’est ça… Ma vie. »